Ce verset est plus grand que les Cieux, la Terre,
le Paradis et l’Enfer.
13. Ibn Mas’ûd -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« Dieu n’a rien crée, comme ciel, terre, paradis
ou enfer, de plus grand que Ayatu l-Kursî. »
Cette Tradition est recensée par Abû ‘Ubayd, Ibn al-Dharis et
Muhammad Ibn al-Dharr.
Celui qui récite ce verset en entrant chez lui
chasse le démon de sa maison car il s’agit du Maître-verset du Qu’rân
qui protége celui qui le récite dans sa personne, ses enfants, ses biens et sa
maison et le prémunit contre le mal de ses voisins. C’est aussi le plus grand
verset du Qu’rân et l’un des Trésors du Tout-Miséricordieux
qu’aucun Prophète n’a reçu avant notre Prophète. Celui qui le récite
avec les deux derniers versets de la Suratu l-Baqara (La Vache) chasse le
démon de sa maison et empêche les Jinn et les voleurs de s’en
approcher.
15.Ibn Mas’ûd -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« En sortant de chez lui un humain a croisé un jinn. Ce dernier lui dit
:
- veux-tu lutter contre moi ? Si tu arrives a me battre je t’apprendrai un
verset qui, si tu le récites en entrant chez toi, aucun démon n’y pénétrera
!
Ils se mesurèrent et l’homme parvint a battre le Jinn. Celui-ci lui
dit :
- Récite Ayatu l-Kursî, car aucun homme ne le récite en entrant chez
lui sans que le démon n’en sorte en pétant comme un âne. »
On dit à Ibn mas’ûd : Cet homme ne pouvait être que ‘Omar Ibn al-Khattâb
!
Cette Tradition est recensée par Abû ‘Ubayd, Al-Daraqutani, Tabarânî,
Abû Nu’aym et Bayhaqî. Il est dit dans la version que rapporte Abû Hurayra
- رَضِيَ الله
عَنْهَ - : « al-suratu l-baqara (La
Vache) renferme le Maître-verset du Qu’rân. Chaque fois qu’on le récite
dans une maison, le démon la quitte. »
16.Ibn Mas’ûd -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« Un homme a dit : Ô Envoyé de Dieu ! Enseigne-moi quelque chose que Dieu
me rende utile ! Le Prophète - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - lui dit :
- Récite Ayatu l-Kursî, car il te protégera
toi et tes enfants et protégera ta maison et même ses alentours. »
Ce Hadîth est recensé par Al-Mahamili dans ses Fawa’id.
17.Ibn ‘Omar -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« Omar Ibn al-Khattab - رَضِيَ
الله عَنْهَ -
sortit un jour vers les gens et leur demanda :
- Lequel de vous pourra me dire quel est le plus grand verset du Qu’rân,
le plus équitable, le plus redoutable et le plus générateur d’espoir ?
Les gens gardèrent le silence. Puis Ibn mas’ûd dit ceci :
- J’ai entendu l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - dire ceci du haut de la
chaire : Le plus grand verset du Qu’rân,
c’est Ayatu l-Kursî. Le verset le plus équitable du Qu’rân,
c’est le verset 90 de suratu l-Nahl (Les Abeilles) : « Oui, Dieu
ordonne l’équité, la bienfaisance et la libéralité envers les proches
parents. Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion.
Il vous exhorte. Peut être réfléchirez-vous. »
Le verset le plus redoutable du Qu’rân, ce sont les versets 7
et 8 de Suratu al-Zalzala (Le Tremblement de Terre) : « Celui qui
aura fait le poids d’un atome de bien le verra ; celui qui aura fait le
poids d’un atome de mal le verra. »
Le verset du Qu’rân le plus générateur d’espoir, c’est
le verset 53 de suratu l-Zumar (Les Groupes) : « Ô vous Mes
serviteurs qui se sont fait beaucoup de tort a eux-mêmes, ne désespérez
pas de la Miséricorde de Dieu ! »
Cette Tradition est recensée par Ibn Mardawayh, Shirazi et Al-Harawi.
18.Ibn ‘Abbâs -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« Lorsque l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - récitait les deux
derniers versets de la surati l-Baqara (La Vache) et Ayati
l-Kursî, il souriait et disait :
- Ils proviennent du trésor du Tout-Miséricordieux. Lorsqu’il récitait le verset : « Celui qui commet un mal sera
sanctionné en conséquence… », Il se soumettait à Dieu et répétait
la formule consacrée : Il n’y a de force et de puissance que Par Dieu.
»
19. On rapporte sur
Abdirrahmân Ibn ‘Awf - رَضِيَ
الله عَنْهَ -
que lorsqu’il entrait dans sa maison, il récitait le verset du Trône
dans tous ses coins.
Cette Tradition est recensée par Ibn Abi ‘Asakir.
20. Al-Hassan
Al-Bassari - رَضِيَ
الله عَنْهَ -
rapporte ce hadîth en le faisant remonter directement au Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - :
« Jibrîl est venu me voir. Il m’a dit ceci : Il y a un démon,
parmi les Jinn, qui cherche a te nuire. Aussi, lorsque tu regagnes
ton lit pour dormir récite Ayatu l-Kursî. »<
Ce Hadîth est recensée par Ibn Abi al-Dunya.
21. ‘Ali -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - a dit :
« Le Maître-verset du Qur’ân, c’est Ayatu l-Kursî »
Cette Tradition est recensée par Ibn al-Anbari et par Bayhaqî.
22. ‘Ali -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« J’ai entendu l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - dire ceci :
- Celui qui récite Ayatu l-Kursî a la fin de
chaque prière, rien ne l’empêche d’entrer au Paradis si ce n’est la
mort. Et a celui qui le récite en prenant place dans son lit pour dormir,
Dieu assure sa maison, celle de son voisin et tous les alentours. »
Ce Hadîth est recensée par Bayhaqî.
23. ‘Ali -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - a dit ceci :
« Je ne peux concevoir qu’un homme né dans la religion de l’Islâm
ou qui a perçu avec son discernement la vérité de l’Islam puisse dormir
sans réciter Ayatu l-Kursî. Si seulement vous saviez la valeur de
ce verset ! Sachez que votre Prophète l’a reçu comme un bien précieux
provenant du Trésor placé sous le Trône divin et qu’aucun autre Prophète
ne la reçu avant lui. D’ailleurs je n’ai jamais dormi une nuit sans
l’avoir récité trois fois : je le récite au cours des deux raka’a
que j’observe après la prière prescrite du ‘isha en tant que witr.
Puis je le récite lorsque je m’installe dans mon lit pour dormir. »
Cette Tradition est recensée par Abû ‘Ubayd, Ibn Abi Shayba, Darimi,
Râzi, Muhammad Ibn Nasr et Ibn al-Dharis.
24. ‘Awf Ibn Mâlik
- رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« Abû Dharr - رَضِيَ
الله عَنْهَ -
s’assit devant l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - et lui demanda :
- Ô Envoyé de Dieu ! Quel est le plus grand verset qui t’a été révélé
?
Il lui dit :
- C’est Âyatu l-Kursî : « Allah lâ
ilaha illa huwa al-Hayyum al-Qayyum… »
Ce Hadîth est recensé par Rahawayh.
25.Mu’adh Ibn Jabal
- رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« L’Envoyé de Dieu - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - m’a confié la garde
des datte collectées de l’aumône légale, que j’ai mises dans une pièce
à moi. Comme j’ai constaté que la quantité de dattes diminuait de jour,
en jour je m’en plains à l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - qui m’a dit ceci :
- C’est l’œuvre du démon. Surveille-le.
Je l’ai donc surveillé au cours d’une nuit. Lorsqu’une partie de la
nuit passa, le démon apparut sous la forme d’un éléphant. En arrivant
devant la porte, il pénétra dans la pièce par le trou de la serrure en
prenant une autre forme. Il se rapprocha des dattes et se mit a les avaler.
J’ai serré alors mes vêtements et je me suis rapproché de lui en disant
: Je témoigne qu’il n’y a d’autre dieu que Dieu et que Muhammad est
Son serviteur et Son Messager ! Ô Ennemi de Dieu ! Tu viens prendre les
dattes de l’aumône légale alors qu’il y a des gens qui les méritent
plus que toi ! Je vais te remettre à l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - pour qu’il te dénonce
et te mette a nu. Le démon m’a juré qu’il ne ferait plus jamais cela.
Le lendemain j’ai vu l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - qui m’a demandé :
Qu’a fait ton prisonnier ?
J’ai dit : Il m’a juré de ne plus jamais faire cela.
Il m’a dit : Il va revenir. Surveille-le.
Je l’ai donc surveillé au cours de la deuxième nuit. Il fit la même
chose et je l’ai traité de la même sorte. Comme il m’a juré de ne
plus jamais faire cela, je l’ai laissé partir.
Le lendemain, je suis allé voir L’envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - pour l’en informer.
Il m’a dit : Il va revenir. Surveille-le.
Je l’ai donc surveillé pour la troisième nuit. Il vint et fit la même
chose et je me suis comporté avec lui de la même façon. Puis je lui ai
dit : Ô ennemi de Dieu ! Tu m’as juré déjà deux fois et c’est la
troisième fois ? Il m’a dit :
- J’ai une famille. Je suis venu vers toi de la ville de Nasibin
(En Syrie) et si j’avais eu quelque chose d’autre je ne serais pas venu
jusqu'à toi. Nous étions dans votre cité jusqu’à l’avènement de
votre compagnon. Il reçut alors la révélation de deux versets qui nous
ont fait bannir de votre cité et nous nous sommes retrouvés à Nassibin,
car à chaque fois que ces versets sont récités dans une maison, le démon
ne peut plus y accéder. Si tu me laisses partir je t’apprendrai ces
versets.
Je lui dis : D’accord.
Il m’a dit : Ce sont Âyatu l-Kursî et les deux derniers versets
de suratu l-baqara (La Vache).
Je l’ai laissé donc partir.
Le lendemain je suis allé voir l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - pour l’en informer. Il
m’a dit : Il dit vrai, le pervers, bien qu’il soit
menteur.
Et Mu’adh d’ajouter : je n’ai cessé depuis de réciter ces versets
sur les dattes et j’ai constaté qu’elles ne diminuaient plus. »
Ce Hadîth est recensé par Ibn Abi Al-Dunyâ, Muhammad Ibn Nasr, Al-Hakîm,
Abû Nu’aym et Bayhaqî.
26.On rapporte sur Abû
Usayd al-Sa’îdî - رَضِيَ
الله عَنْهَ - ce
qui suit :
« Il a récolté les fruits de son champ, qu’il mit dans une pièce a
lui. Pendant son absence, un démon s’engouffrant dans la pièce, volait
les fruits et les détruisait. Abû sa’îd s’en plaignit au Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - qui lui dit :
C’est un démon, Ô Abû Sa’îd ! Surveille-le.
Lorsque tu le vois pénétrer dans la pièce, dis-lui ceci : Au Nom de Dieu
! Réponds à l’Envoyé de Dieu !
En lui disant cela, le démon dit :
Ô Abû Sa’îd ! Evite-moi d’aller devant l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - et je m’engagerai
devant Dieu de ne plus venir dans ta maison et de voler tes fruits. Je
t’indiquerai un verset que tu réciteras dans ta maison pour me chasser,
et lorsque tu le réciteras sur un récipient de nourriture, il restera
couvert.
Abû Sa’îd accepta, et le démon ajouta : Le verset dont je te parle,
c’est Âyatu l-Kursî.
Abû Sa’îd vint ensuite rapporter cet épisode au Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - qui lui dit :
« Ce démon dit vrai, bien qu’il soit menteur. »
Ce Hadîth est recensé par Ibn Abî al-Dunyâ, Muhammad Ibn Nasr, Tabarânî
et Abû Nu’aym.
l'Imâm
As-Suyûtî
Les
multiples mérites du verset du Trône
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