Ce verset procure a celui qui le récite le droit
d’entrer au Paradis.
27. Abû Umma Sada
Ibn ‘Ijlan - رَضِيَ
الله عَنْهَ -
rapporte ceci :
« Le Prophète - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - a dit :
A celui qui récite Âyatu l-Kursî à la fin
de chaque prière prescrite, rien ne l’empêche d’entrer au Paradis, si
ce n’est la mort. »
Ce Hadith est recensé par Al-Nassa’î, Ibn Hibbân, Dâraqutnî, Ibn
Mardawayh, Tabarânî et Ruwayani.
Ce verset renferme le Nom Suprême de
Dieu par lequel Il exauce lorsqu’on L’invoque.
28.
Abû Umâma -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« L’Envoyé de Dieu - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - a dit :
Le Nom Suprême de Dieu par lequel Il exauce lorsqu’on
L’invoque, se trouve dans trois surat du Qur’ân :
- al-Surat Al Baqara (La Vache),
- al-Surat âl-‘Imrân (La Famille de ‘Imrân)
- et al-surat Ta-ha.
Abû Umâma ajoute : J’ai cherché et j’ai trouvé les trois versets
correspondants :
dans al surat al Baqara c’est Âyatu l-Kursî, dans al surat
âl-‘Imrân c’est le verset 2 « Allah, lâ ilaha illa huwa al-Hayyum
al-Qayyum ». Dans al surat Ta-ha, c’est le verset 111 : « Les
visages s’humilieront en présence d'al-Hayyum, al-Qayyum. » »
Ce Hadîth est recensé par Ibn Abî al-Dunyâ, Tabarânî, Ibn Mardawayh,
Al-Harawi et Bayhaqî.
29. Ibn ‘Abbâs -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« Pendant que l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - était l’hôte d’Abû
Ayyûb, la nourriture était placée dans un panier accroché à l’intérieur
de la maison. Il s’en plaignit auprès du Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - qui lui dit :
Lorsque tu le vois, dis : Au Nom de Dieu ! Réponds
à l’Envoyé de Dieu !
Le démon vint, il lui dit cela et parvint a l’attraper. Comme le démon
promit de ne plus revenir il le relâcha puis il alla rapporta ce qui était
arrivé au Prophète - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - qui lui demanda :
Qu’a fait ton prisonnier ?
Abû Ayyûb répondit : Je l’ai attrapé, mais comme il m’a promis de
ne plus revenir, je l’ai relâché.
Il lui dit : Il va revenir.
Ainsi Abû Ayyûb parvint à attraper chaque fois deux ou trois ce démon
qui lui promettait chaque fois de ne plus revenir. Il allait chaque fois
rapporter cet épisode au Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - qui lui disait, après
l’avoir interroger sur ce qu’il avait fait de son captif, qu’il
allait revenir. A la fin, le démon dit a Abû Ayyûb :
Lâche-moi et je t’apprendrai quelque chose qui te protége contre tous
les démons, si tu le répètes. C’est Âyatu l-Kursî.
Abû Ayyûb alla rapporter cela au Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - qui lui dit :
Il dit vrai, bien qu’il soit menteur. »
Ce Hadîth est recensé par Ibn Abi Shayba, Ahmad Ibn Hanbal, Tirmidhi,
Abû al-Shaykh, Al-Hakîm et Abû Nu’aym.
Ce verset, récité avec les deux
derniers versets de al-surat al-Baqara (La Vache), apporte du secours à
celui qui les récite. En plus, deux anges se chargent de sa protection durant
toute la nuit de sa récitation.
32. Abû Qatada -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« Le Prophète - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - a dit :
Allah - عز و جل -
apporte Son secours à celui qui récite Âyatu l-Kursî et les deux
derniers versets de al-surat Al-baqara (La Vache) au moment des
afflictions et des épreuves. »
Ce Hadîth est recensé par Ibn al-Sunni. De même Qatada rapporte que
celui qui récite Âyatu l-Kursî en s’installant dans son lit sera
protégé par deux anges jusqu’au réveil.
Cette tradition est recensée par Ibn al-Dharis.
A celui qui récite ce verset a la fin de chaque
prière prescrite, Dieu inspire à son cœur de rendre Grâce et à sa
langue de pratiquer le dhikr (mention de Dieu). Il reçoit en plus
l’équivalent de la récompense d’un martyr et l’équivalent de l’œuvre
d’un juste, car il s’agit du plus grand verset révélé dans al
Qu’rân.
33. Abû Mûssa
al-Ash’ari - رَضِيَ
الله عَنْهَ -
rapporte ceci :
« Le Prophète - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - a dit ceci :
Allah - تعال - a révélé a Mûssa
(Moïse) Ibn ‘Imrân de réciter Âyatu l-Kursî à la fin de
chaque prière prescrite, car à celui qui le récite à la fin de chaque
prière prescrite, Dieu lui donne ceci : un cœur comme celui des gens qui
s’adonnent au dhikr (mention de Dieu), une récompense équivalente
à celle des Prophètes et une œuvre comme celles des justes. C’est que
la récitation régulière de ce verset ne peut être observée que par un
prophète ou par un juste dont Dieu a éprouvé le cœur dans la Foi pour le
destiner au martyr. »
34. Abû Umâma -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« J’ai dit : Ô Envoyé de Dieu ! Quel le plus grand verset qui t’a
été révélé ?
Il dit : C’est Âyatu l-Kursî. »
Ce Hadîth est recensé par Ahmad Ibn Hanbal et Tabarânî.
Celui qui récite ce verset avec le verset 3 de al-surat
Junus et ceux des deux dernières surat du Qu’rân sur
une femme qui a des difficultés pour accoucher, il facilite son
accouchement.
35. Fâtima-Zahra -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - la propre fille du Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - rapporte ceci :
« A l’approche de son accouchement, le Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - a ordonné à Um Salama
et Zaynad Bint Jahsh de se rendre au chevet de sa fille Fâtima et de réciter
sur elle Âyatu l-Kursî, le verset 3 de la surat Jonas ainsi
que les versets des deux dernières surat du Qu’rân. »
Ce Hadîth est recensé par Ibn al-Sunni.
Celui qui le récite ne cesse d’être protéger
par un gardien préposé par Dieu. Le démon ne s’approche pas de lui
durant toute la nuit au cours de laquelle il a récité ce verset. Il ne
faut pas s’en étonner car il s’agit d’un Trésor provenant du Trône
divin qui n’a été accordé à aucun autre Prophète avant notre Prophète
- صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ -
36. ‘Ali -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - a dit ceci :
« Je ne peux concevoir qu’un homme qui a grandi en Islâm ou qui a perçu
avec son discernement la vérité de l’Islâm puisse dormir sans réciter Âyatu
l-Kursî. Si vous saviez ce qu’il renferme vous ne le négligerez
jamais. L’Envoyé de Dieu - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - a dit :
On m’a donné Âyatu l-Kursî à partir
d’un Trésor enfoui sous le Trône divin et personne ne l’a reçu avant
moi !
‘Alî ajoute : Depuis que j’ai entendu ces Paroles de l’Envoyé de
Dieu - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - je ne me suis jamais
endormi une seule nuit sans avoir récité ce verset. »
Ce Hadîth est recensé par Al-Daylamî.
37. Abû Hurayra -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporté ce qui suit :
« L’Envoyé de Dieu - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - m’a confié la garde
des produits de la collecte de l’aumône imposable a la fin du mois de Ramâdan.
Un être invisible vint et se mit a puiser dans ces produits alimentaires.
Je l’ai attrapé et je lui ai dit :
Je vais t’amener devant l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ -.
Il m’a dit : Laisse-moi. Je suis nécessiteux, j’ai une famille et
j’ai grandement besoin de nourriture !
Je l’ai alors relâché. Le lendemain le Prophète -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - m’a demandé :
Qu’a fait ton captif hier soir ?
J’ai répondu : Ô Envoyé de Dieu ! Il s’est plaint de son besoin impérieux
et de la charge de sa famille, aussi j’ai eu pitié de lui et je l’ai
relâché.
Il m’a dit : Il t’a menti et il reviendra.
J’ai su alors qu’il allait revenir en raison de la parole de l’Envoyé
de Dieu - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ -. Je l’ai donc surveillé.
Il revint donc effectivement et se mit à puiser dans la nourriture. Je
l’ai attrapé et je lui dis :
Je vais t’amener devant l’Envoyé de Dieu.
Il m’a dit : Laisse-moi, je suis dans le besoin et j’ai une famille a ma
charge. Je te promets de ne plus revenir.
J’ai eu pitié de lui et je l’ai laissé partir.
Le lendemain, L’envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - m’a demandé :
Qu’a fait ton captif ?
J’ai répondu : Ô Envoyé de Dieu ! Il s’est plaint a moi du besoin impérieux
et de la charge de sa famille. Aussi, j’ai eu pitié de lui et je l’ai
laissé partir.
Il m’a dit : Il t’a menti et il reviendra.
Je l’ai donc surveillé pour la troisième fois. Il vint et se mit a
puiser dans la nourriture. Je l’ai attrapé et je lui ai dit :
Je vais t’amener devant l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ -. C’est la troisième
fois que tu prétends que tu ne reviendras plus. Pourtant tu es revenu !
Il m’a dit : laisse-moi t’apprendre quelque paroles bénéfiques !
J’ai dit : lesquelles ?
Il m’a dit : Lorsque tu t’installe dans ton lit, récite en entier Âyatu
l-Kursî. Dieu te donnera alors un gardien qui te protégera et aucun démon
ne s’approchera de toi jusqu’au réveil !
Je l’ai donc laissé partir.
Le lendemain l’Envoyé de Dieu -
صَلَّى الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - m’a demandé :
Qu’a fait ton captif hier soir ?
J’ai répondu : Ô Envoyé de Dieu ! Il a prétendu m’avoir appris des
Paroles bénéfiques. Aussi l’ai-je laisse partir.
Il m’a demandé : Lesquelles ?
J’ai répondu : Il m’a dit : Lorsque tu t’installes dans ton lit récite
en entier Âyatu l-Kursî. Puis il a ajouté : Dieu te donnera un
gardien qui te protégera et aucun démon ne s’approchera de toi
jusqu’au réveil !
Le Prophète - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - m’a dit alors : Il
a dit vrai, bien qu’il soit menteur. Sais-tu à qui tu t’adressais
depuis trois nuits, Ô Abû Hurayra ?
J’ai dit : Non.
Il m’a répondu : A un démon. »
Ce Hadîth est recensé par Bukhârî, Ibn al-Dharis, Nassa°î, Ibn
Mardawayh et Abû Nu’aym.
38. Abû Hurayra -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« L’Envoyé de Dieu - صَلَّى
الله
عَلَيْهِ وَ
سَلَّمَ - a dit :
Celui qui récite, en se réveillant, les trois
premiers versets de al-surat Ghâfir (Celui qui pardonne) et Âyatu
l-Kursî sera protégé jusqu’au soir, et celui les récite le soir
sera protégé jusqu’au matin. »
Ce Hadîth est recensé par Dâraqutnî et Tirmidhî.
39. Ibn ‘Abbâs -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - rapporte ceci :
« Les fils d’Israël ont dit : Ô Moïse ! Ton Seigneur dort-il ? Moïse
leur dit : Craignez Dieu !
Dieu l’interpella : Ô Moïse ! Ton peuple t’interroge : Ton Seigneur
dort-il ? Prends deux bouteilles dans tes mains et mets-toi debout pour
prier toute la nuit ! Moïse s’exécuta. Apres le premier tiers de la nuit
il tomba sur ses genoux puis se ressaisit et parvint à garder les
bouteilles. Mais à la fin de la nuit il finit par s’endormir en faisant
tomber les deux bouteilles qui furent brisées.
Le Seigneur lui dit alors : Ô Moïse ! Si je devais dormir, les Ceux et
la Terre tomberaient et se briseraient comme les deux bouteilles dans tes
mains ! Puis Dieu révéla Âyatu l-Kursî à Son Prophète. »
Cette Tradition est recensée par Ibn Abî Hâtim, Abû al-Shaykh, Ibn
Mardawayh et al-Dhiya.
Aucun voile ne s’interpose entre Dieu et le Âyatu
l-Kursî ainsi que al-Surat Al-Fâtiha et les versets 18, 26 et
27 de al-surat âl-‘Imrân (La Famille de ‘Imrân)
40. ‘Alî -
رَضِيَ الله
عَنْهَ - a dit ceci :
« Al-Surat al-Fâtiha (La Liminaire), Âyatu l-Kursî et
les versets 18, 26 et 27 de surat âl-‘Imrân (La Famille de ‘Imrân)
sont suspendus (au Trône) et rien ne s’interpose entre eux et Dieu. Ils
disent à Dieu : Tu nous fais descendre sur Terre, vers celui qui te désobéit
?
Dieu - عز و جل - leur dit : Je jure par Moi-même
! Aucun de Mes serviteurs ne vous répète, à la fin de chaque prière,
sans que Je fasse du Paradis le lieu de son séjour, sans que Je le fasse
habiter dans la Demeure Sacro-saint, sans que Je le regarde soixante-dix
fois chaque jour avec Mon Œil intérieur, sans que Je lui accorde chaque
jour la satisfaction de soixante-dix besoins dont le moindre est le pardon
et sans que Je le protége de son ennemi et le fasse triompher de lui. »
Cette Tradition est recensée par Ibn al-Sunnî, Al-Shahami, Ibn al-Jawzî
et Suyûtî.
l'Imâm
As-Suyûtî
Les
multiples mérites du verset du Trône
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