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Sourate
2 al-Baquara (V284-286)
Étude
et exégèse de la deuxième sourate
Tahar
Gaïd
Omniscience
et Omnipotence de Dieu
284 -
C'est à Dieu qu'appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Que vous
manifestiez ce qui est en votre âme ou que vous le cachiez [quant au mal ou au
bien que vous fassiez], Dieu vous en demandera compte [le Jour de la
résurrection]. Puis Il pardonnera à qui Il veut et châtiera qui Il veut. Dieu
est Capable [de vous récompenser ou de vous châtier.]
-
Dieu,
dans cette sourate, a énoncé dans les derniers versets les obligations
inhérentes à la prière, à la zakât, aux aumônes volontaires, au
pèlerinage, au jeûne du ramadân, au divorce, au délai de viduité, au
combat sur le chemin de Dieu, au taux usuraire, à la vente, à la dette et
au contrat. Ayant exposé les règles juridiques afférentes et, que de ce
fait, rien ne Lui échappe de ce que Ses créatures font en ce monde, dans
leurs moindres détails, que leurs actes soient apparents ou cachés, que
leurs pensées soient extériorisées ou gardées intérieurement.
Au Jour de la résurrection, Il demandera à chaque humain des comptes, de
sorte qu'Il effacera les fautes à qui Il veut et châtiera qui Il veut car
Il est Puissant sur toute chose. Il pardonne les fautes vénielles [saghâyir]
quand les auteurs de ces péchés s'abstiennent de s'adonner aux péchés
capitaux [kabâyir].
Dieu dit : "Si vous évitez les plus grands péchés qui vous
sont interdits, Nous couvrirons vos mauvaises actions et Nous vous
introduirons généreusement au Paradis". En outre, le
Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - a dit : "Celui
qui se propose d'accomplir une bonne action et ne l'accomplit pas, une bonne
action est inscrite en sa faveur, et celui qui se propose de faire une
mauvaise action mais ne l'accomplit, pas, rien n'est inscrit en sa
défaveur."
Croyance aux critères de la foi
Pas de différence entre les prophètes.
285 - Le Messager [Muhammad - que Dieu lui accorde la grâce et la paix-]
a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui [le Coran] venant de son
Seigneur. Les croyants ont tous cru en Dieu, en Ses anges, à Ses Livres, et en
Ses envoyés [sans exception, d'Adam au Sceau des envoyés]. Tous ont dit
: "Nous avons entendu et obéi". Seigneur, nous implorons Ton pardon.
C'est vers Toi que sera le retour final.
Clôture
de la sourate par des invocations
286
- Dieu n'impose à aucune âme une charge au-dessus de sa capacité. Elle aura
en sa faveur ce qu'elle aura acquis [en bien], et se chargera [du
mal] qu'elle aura commis.
-
Aux
inquiétudes des croyants qui déclarent ne pouvoir être responsables de ce
qu'accomplissent leurs mains, leurs jambes et leur langue et ne pouvoir
repousser avec facilité les mauvaises suggestions du Démon, le Seigneur
répond : Dieu n'accable pas l'âme. Au contraire, Il l'astreint seulement
à des obligations dont elle a la possibilité d'accomplir. " Dieu
n'exige de vous que l'aisé.".(S.2, 185) et "Il ne met aucune
gêne pour vous dans la religion." (S.22, 78).
286
suite - [Dites :] Notre Seigneur ! Ne nous tient pas rigueur [en
nous châtiant pour] pour nos oublis ou nos erreurs.
-
Suddi
a dit que lorsque l'ange Gabriel transmit ce verset, il recommanda au
Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - de dire dans ses
invocations ce qui suit : "Ne nous tiens pas rigueur si nous
avons oublié une chose que Tu nous as ordonné de faire ou si nous avons
commis une erreur en accomplissant ce que Tu nous a interdit de faire."
En vérité, dit le Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix -
, "Dieu - Puissant et Miséricordieux - passe sur ce que les
membres de cette communauté oublient et sur ce que leur mauvaise âme leur
suggère.".
"Quelqu'un nous dira peut-être, dit Tabari : Est-il possible que Dieu
tienne rigueur à Ses serviteurs pour des choses qu'ils auront oubliés ou
commises par erreur ? Nous répondrons que le nisyân se présente sous deux
aspects. D'une part, l'oubli qui est une forme de négligence (tadyî') ou
d'omission (tafrît), d'autre part, l'oubli dû à l'incapacité ('ajz) de
retenir ce qui a été appris par cœur ou l'oubli dû à une faiblesse
intellectuelle empêchant de garder conscieusement ce qui a été confié.
L'oubli dû à la négligence ou à l'omission consiste en une chose que
Dieu a ordonné de faire ; c'est le nisyân pour lequel le serviteur
souhaite que Dieu ne lui en tienne pas rigueur.
Quant à l'oubli pour lequel le serviteur ne sera pas repris, c'est celui
qui est dû à la faiblesse de sa constitution qui l'empêche de garder les
choses en mémoire ou à un manque de force intellectuelle qui ne lui permet
pas de faire attention à tout ce à quoi il lui a été demandé de veiller
; ce genre d'oubli, donc, n'est pas une désobéissance, et ne rend pas le
serviteur pécheur : il n'y a donc pas lieu de demander à être
pardonné."
286
suite - * Notre Seigneur ! Ne nous fais pas porter un fardeau aussi
lourd que celui dont Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous
* Notre Seigneur ! Ne nous impose pas ce qui est au-dessus de [nos forces] et ce
que nous ne pouvons supporter [en matière d'épreuves].
* Efface nos fautes, pardonne-nous et fais-nous miséricorde [celle-ci étant
supérieure au pardon].
* Tu es Notre Maître. Accorde-nous donc la victoire sur le peuple des
infidèles.
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