Passer au contenu

Le Minaret

Résolution 800x600 Résolution 1024x768 Augmenter la taille des caractères Diminuer la taille des caractères Taille des caractères par défaut Bleu color Noir color Cyan color Vert color Rouge color
Accueil arrow Les sciences islamiques arrow Science du Coran arrow Fondements du Fiqh (définitions)
Fondements du Fiqh (définitions) Convertir en PDF Version imprimable
Appréciation des utilisateurs: / 2
FaibleMeilleur 
27-11-2006

Le mot fiqh, au sens juridique, a une signification plus étroite que le mot ilm (science ou connaissance ).

Commentaire :

En effet, le mot science peut s'appliquer à la connaissance de la grammaire, du droit, etc.. Tout ce qui est fiqh est une science (ilm), mais toute science n'est pas le fiqh.

La science (ilm) est la connaissance de toute chose connaissable, conformément à ce qu'elle est réellement .

Le mot fiqh, au sens juridique, a une signification plus étroite que le mot ilm (science ou connaissance ).

Commentaire :

En effet, le mot science peut s'appliquer à la connaissance de la grammaire, du droit, etc.. Tout ce qui est fiqh est une science (ilm), mais toute science n'est pas le fiqh.

La science (ilm) est la connaissance de toute chose connaissable, conformément à ce qu'elle est réellement .

Commentaire :

Ainsi le fait que nous concevons que l'homme est animal doué de la parole, ou que l'univers, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas Allah, est créé et non éternel.

On objecte à cette définition qu'elle constitue un cercle vicieux, parce que le connaissable dérive de la connaissance et que l'on ne peut avoir la notion de connaissable qu'après avoir acquis la notion de connaissance ou science.

L'ignorance ( jahl ) est le fait de concevoir une chose autrement qu'elle n'est en réalité .

Commentaire :

Ainsi, serait qualifié ignorance le fait par une personne de croire que l'homme est un animal qui hennit, ou encore le fait de certains philosophes de penser que le monde est incréé. Il s'agit de conception au sens large, ce qui implique le concept simple et le concept composé.

Le concept simple tasawwur est celui qui s'applique à un objet pris isolément, en dehors de tout rapport qualificatif annectif ou verbal. Il est représenté dans le discours par un mot unique. Exemple : le mot « Zayd », tout seul, n'évoque que l'image de ce personnage, mais n'indique aucune qualification ni aucune action dont Zayd serait le sujet ou l'objet.

Le concept composé tasdiq est celui qu'expriment plusieurs mots constituant une proposition. Exemple : « zayd est venu ». Le concept englobe ici à la fois l'idée de Zayd est celle de sa venue.

Certains auteurs qualifient le genre d'ignorance dont parle le texte de complexe, l'ignorance simple étant l'absence de toute connaissance. Ainsi serait simple l'ignorance de ce qui existe sous la terre ou dans le sein des mers. Une définition qui comprendrait les deux sortes d'ignorance serait la suivante : « l'absence de connaissance d'une chose concevable » soit parce qu'on ne la conçoit pas du tout, soit parce qu'on la conçoit autrement qu'elle n'est en réalité. L'ignorance est alors dite complexe parce que son auteur est doublement ignorant : Il ignore la réalité de l'objet à concevoir et il ignore qu'il ignore.

La connaissance nécessaire est celle qui ne résulte pas d'un examen rationnel et d'une déduction logique. Telle est la connaissance qui provient de la perception par l'un des cinq sens qui sont : l'ouïe, la vue, l'odorat, le goût et le toucher , ou par la tradition ininterrompue (tawâtur) .

Il s ' agit, bien entendu, de la connaissance des choses créées et non de la connaissance d'Allah. La connaissance des choses créées se divise en connaissance nécessaire et en connaissance acquise.

Elle est dite « nécessaire » parce que l'homme ne peut s'empêcher de l'avoir.

Tels sont les cinq sens extérieurs dont l'existence est certaine. Quant aux sens intérieurs que certains philosophes croient exister, l'orthodoxie ne les admet pas, parce que leur existence ne peut être prouvée par des arguments valables d'après la méthodologie musulmane.

Le tawatur est l'information provenant de plusieurs personnes qui ne peuvent s'être entendues pour mentir. Exemple de la connaissance par voie de tawatur : la connaissance de l'existence du Prophète. Les vérités élémentaires font également partie des connaissances nécessaires. Exemple : la notion que le tout est plus grand que la partie.

Quant à la connaissance acquise , c'est celle qui est fondée sur l'examen rationnel et la déduction logique.

Commentaire :

Ainsi, la connaissance du fait que le monde a eu un commencement (est créé) est le résultat de l'examen du monde et de la constatation de ses changements. De cette constatation, l'esprit passe à la décision que le monde est créé.

L'examen rationnel (nadhar) est la méditation sur la situation de la chose examinée.

Commentaire :

Cette méditation doit aboutir à la connaissance ou à la croyance de la chose cherchée, que celle-ci soit un concept simple ou composé. La méditation est l'activité de l'esprit sur les choses susceptibles de raisonnement, c'est-à-dire les choses abstraites, tandis que l'activité de l'esprit sur les choses concrètes s'appelle imagination (takhayyul).

La déduction logique (istidlâl) est la recherche des arguments ( dalil ).

Cette recherche doit aboutir à un concept composé. Ainsi, l'examen rationnel a un sens plus large que la déduction logique, puisqu'il s'applique aux concepts simples comme aux concepts composées, tandis que la déduction logique ne s'applique qu'aux concepts composés.

L'argument est ce qui conduit à la découverte de la chose recherchée.

La croyance (dhann) est le fait de considérer deux choses comme admissibles, mais en pensant que l'une d'elles est plus évidente que l'autre .

Commentaire :

Cette définition n'est pas rigoureusement exacte. La croyance n'est pas, comme le dit l'auteur, « le fait de considérer deux choses comme admissibles », mais c'est le résultat de cette opération de balance. C'est la chose qui l'emporte qui est la « croyance », l'autre, c'est l'erreur ou fausse opinion.

Le doute (shakk) est le fait de considérer deux choses comme admissibles, sans que l'une ait lieu d'être préférée à l'autre.

La science des sources du droit est celle des voies ou moyens qui mènent aux règles juridiques envisagées d'un point de vue général, et de manière dont on peut tirer argument de ces moyens.

Commentaire :

Ainsi, font partie de la science des sources : l'étude des prescriptions impératives ou prohibitives envisagées d'un point de vue absolu et général et en dehors de toute application à des cas d'espèces; les actes du Prophète, le « consensus comunis », le raisonnement par analogie; le maintien d'une qualité donnée ou constance du caractère juridique istisshad; le caractère général ou spécial d'une source, le caractère vague ou précis..., etc. L'étude des prescriptions impératives a pour but d'arriver à constater que leur conséquence est le caractère obligatoire; tandis que celle des prescriptions prohibitives aboutit à constater qu'elles ont pour conséquence le caractère interdit des actes qu'elles visent. Cette science est toute différente de celle du droit fiqh, qui recherche les voies qui mènent aux règles juridiques envisagées d'un point de vue spécial à chaque cas. Ainsi, prenons la prescription Coranique : « pratiquez la prière » ou encore, celle-ci « Évitez la fornication » (Cor VI-151). La science des sources les examinera d'un point de vue général et abstrait et elle considérera l'un comme un ordre, l'autre comme une prohibition, et en déduira les conséquences suivantes : caractère obligatoire de la prière; caractère prohibé de la fornication. La science du droit, envisageant ces mêmes textes du point de vue relatif et spécial, en tire d'autres conséquences : punition de celui qui ne prie pas et commet la fornication.

Et quand à la manière dont on peut tirer argument de ces moyens, c'est-à-dire la méthode de classement et le rang de préférence de ces voies et moyens lorsqu'ils se présentent ensemble. Ainsi, on se demandera si le particulier prime le général, si le restreint prime l'absolu.

Envoyer cet article

 
< Précédent

[ Top ]

Tout Afficher Tout Masquer Afficher/Masquer les modules

Hadiths Aleatoires

Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «C'est quand on est prosterné en prière que l'on est le plus près de son Seigneur. Aussi faites de nombreuses invocations dans cette position». (Rapporté par Moslem)
Librairie Musulmane

Ecouter Radio ZamZam

Ecouter Radio ZamZam

Identification

Restez informer de tous les nouveaux articles ajoutés





Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Qui est en ligne

Il y a actuellement 2 invités en ligne
Membres: 388
Publications: 128
Liens: 11