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Le Minaret

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EDITORIAL


L'adhésion à une religion procède de la proclamation de la foi dont elle définit la portée et la dimension. Autrement dit, c'est un acte du cœur qui peut débuter par une simple admission de la véracité du message du Prophète et aboutir progressivement à une réalisation pleine et parfaite de l'Unicité de Dieu, cela bien sûr nécessite une volonté et une pratique.


Divers éléments contribuent à l'animation concrète de ce mouvement vers Dieu. Ainsi, en plus de la motivation (al-himma), la connaissance (al-ma'rifa) en constitue l'épine dorsale. En effet, aucune pratique n'est possible sans science "Dieu ne donne pas la sainteté (la wilâya) à un ignorant, et s'Il vient à la lui donner, Il lui inspire son enseignement ". Dès lors, on ne peut prétendre à la bonne pratique de la religion sans un minimum de savoir du fiqh.


La science exotérique ('ilm al dhâhir : fiqh, ulûm al-qur'ân, ulûm al-hadîth etc.) est l'ensemble des éléments d'informations religieuses qui permettent au fidèle de façonner l'ossature et la matière de son acte.
Chaque fois que le fidèle prend connaissance des règles de bienséance d'un acte d'adoration ('âdâb) en plus des farâ'idh et des sunane, il est alors plus à même de parfaire sa pratique.

 

Mais, il convient de signaler que, si le corps de l'acte peut se concevoir sans âme, sa valeur intrinsèque tend alors inévitablement vers la nullité. Et tant que le cœur du fidèle ne se mêle à son corps dans les faits et gestes d'adoration, celui-ci doit redoubler d'effort pour y accéder.
L'histoire du Bédouin qui a accompli sa prière devant le Prophète - sur lui la grâce et la paix - et à qui il a ordonné de refaire sa prière parce que celui-ci avait effectué son office avec une rapidité où s'évacue toute forme de recueillement. En effet, dans un hadîth, le Prophète - sur lui la grâce et la paix - nous enseigne qu' " il y a des jeûneurs qui, [hélas], ne tirent de leur jeûne que la faim et la soif et aussi des orants qui, bien que priant toute la nuit, ne tirent rien d'autre que fatigue et épuisement de leur veille ".


C'est que l'âme de l'acte naît à partir de la graine de l'intention (al-niyya) ensemencée spirituellement sur un terrain de fermeté et de détermination (al-'azm), situé dans les hauteurs de la motivation (al-himma). Cette graine s'épanouit, une fois irriguée par une constante sincérité (al-ikhlâs), et se raffermit grâce à la brise de l'humilité (al-dhullu amâm Allâh) et du pieux recueillement (al-khushû'). Cet ensemble de vérités ne pourrait être parfait sans être baigné dans un climat de connaissances approprié aux secrets de toutes ces réalités, car tout souffle de l'ignorance serait à même de détourner le processus en vigueur de son cours idéal.


Pour réalises ce deuxième volet de la pratique religieuse, qui est une pratique du cœur en complément du premier volet qui est une pratique du corps, le fidèle doit s'abreuver dans le bassin de la science ésotérique ('ilm al-bâtin : 'ilm al-khuchû', tasawwuf, 'ilm al-asrâr,'ilm al-raqa'iq etc.), qui est la science des profondeurs des choses qui enseigne les secrets des actes, et les chemins qui mènent vers une réalisation des états et stations spirituels qui engendrent une pratique religieuse louable auprès de Dieu et, inchâ'a Allah, agréée.
Il est à signaler que la pratique du corps est fondamentale, et qu'une fois le fidèle pratique convenablement ses farâ'idh, sunna et âdâb, l'horizon de celle-ci est atteint, c'est-à-dire qu'il ne reste aucun acte du corps à ajouter, contrairement au deuxième volet de la pratique, celle du cœur, où l'évolution peut être infinie.

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Bien que la quasi-totalité des sciences religieuses musulmanes soient consignées dans des livres par les ulamâ', il est de grande importance que le fidèle ait un instructeur (Cheikh, professeur, maître spirituel, etc.) dans son approche de ces sciences, que ce soit pour les connaître, les pratiquer, ou plus encore pour en goutter les saveurs et en tirer des fruits.

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De nombreux savants musulmans ont traité ces deux aspects de la religion à des niveaux de développement explicatif plus ou moins disparates. Dans l'espoir de faire un trait d'union entre ces savants et nos lecteurs ; les éditions IQRA, fidèle à sa ligne éditorial qui consiste à joindre l'esprit et la lettre de la religion, dans l'équilibre et l'harmonie, publie LE MINARET.

La rédaction

 

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Selon Wàthila Ibn Al Asqa (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit «Ne montre pas ta joie devant les malheurs de ton frère, sinon Dieu lui accordera Sa clémence et t'éprouvera à ton tour». (Rapporté par Attirmidhi)
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