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Les heures d'interdiction de la prière
Il ne convient pas d'observer, durant les heures où la prière est
interdite, une prière surérogatoire qui n'a pas de motif, comme par
exemple la prière de tasbîh (glorification), parce qu'il s'agit de
moments où l'interdiction de la prière est bien attestée, car il s'agit
de prières qui n'ont pas de motifs solides pour résister à
l'interdiction. Quant aux prières qui ont leurs bons motifs, comme la prière
du salut de la mosquée ou la prière (tahiyyatu l-masjid) de l'éclipsé
ou la prière de demande de la pluie, etc... il y a deux versions (différentes)
à leur sujet.
Quoi qu'il en soit, sache que l'interdiction de la prière au cours des
trois moments bien connus comporte trois secrets :
— Le premier : éviter de ressembler aux adorateurs du soleil.
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Les prières surérogatoires (an-nawâfil)
Sache, qu'en dehors de la prière prescrite, il y a trois sortes de prières
: les sunan, les prières recommandées (al-mustahabbât) et
les prières volontaires et de plein gré (tatawwu'ât).
Par sunan (pluriel de Sunna) nous entendons tout ce qu'on a
rapporté comme prière que l'Envoyé de Dieu - صلى
الله عليه
وآله وسلم - observait avec régularité,
comme les prières dites rawâtib qu'on observe immédiatement après
chaque prière obligatoire ou le witr ou la prière de la matinée (ad-duhâ).
Par prières recommandées (al-mustahabbât), nous entendons celles
sur lesquelles on a rapporté des traditions qui fixent leur mérite sans
qu'on rapporte des informations traditionnelles sur la régularité de leur
observance, comme la prière en rentrant ou sortant de chez soi.
Par prières volontaires (tatawwu'ât), nous entendons tout le
reste à propos duquel on n'a pas rapporté des traditions. Mais il s'agit
d'actions volontaires que le serviteur accomplit de son plein gré.
Ces trois sortes de prières s'appellent des nawâfil (surérogatoires)
parce que le mot nafl (singulier de nawâfil) signifie le
surplus. Or, il s'agit ici de prières qui s'ajoutent en plus aux prières
prescrites.
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Les règles de convenance relatives à la prière du
vendredi
Ces règles sont au nombre de quinze :
- La première : se préparer dès jeudi en lavant ses vêtements
et son corps.
- La deuxième : se laver dans la matinée du vendredi conformément
à ce qui est rapporté dans les deux Recueils Authentiques (as-Sahîhân)
et ailleurs.
- La troisième : se parer en nettoyant ses vêtements, en coupant
ses ongles, en utilisant du siwâk etc... parmi ce qui a été indiqué
précédemment à propos de l'enlèvement des déchets. Il convient également
de se parfumer et de mettre ses meilleurs vêtements.
- La quatrième : répéter le takbîr en y allant à pied.
Celui qui se rend à la mosquée doit marcher lentement, avec recueillement
et formuler l'intention d'observer dans la mosquée une retraite spirituelle
jusqu'à sa sortie.
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Les mérites de la prière La prière est la colonne dorsale ('imâd ad-dîn) de la foi et la
tâche éclatante des actes de dévotion (at-tâ'ât).
Beaucoup de traditions ont été rapportées sur les mérites de la prière
dont le recueillement (al-khushû') est l'une des meilleures règles
de bienséance. Ainsi on rapporte, d'après 'Uthmân ibn 'Affân -
رضى الله عنه -
que le Prophète - صلى الله
عليه وآله
وسلم - a dit : « Pour tout
individu qui, à l'heure de la prière prescrite, accomplit bien ses
ablutions et l'observe convenablement dans un parfait recueillement, cette
prière constitue une expiration pour les péchés commis auparavant tant
qu'il n'aura pas commis un péché majeur. Et ceci lui est assuré pour
toute sa vie ».1 Dans un autre Hadîth rapporté par le même 'Uthmân -
رضى الله عنه -,
le Prophète - صلى الله
عليه وآله
وسلم - a dit : « A celui qui
accomplit une prière de deux rak'a au cours des lesquelles il ne parle pas,
on lui pardonnera tous ses péchés antérieurs ».2 Ainsi, lorsqu'il se levait pour accomplir la prière, Abdullâh ibn
az-Zubayr - رضى الله
عنهما - se maintenait debout dans le
recueillement tel un morceau de bois. Lorsqu'il se prosternait, les oiseaux
se mettaient sur son dos croyant qu'il s'agissait d'une partie inerte d'un
mur. Un jour, pendant qu'il priait dans le parvis de la Ka'ba, une
pierre lancée par des catapultes l'effleura et lui enleva une partie de ses
vêtements, mais il ne quitta pas sa prière. De même Maymûn ibn Mihrân disait :
« Je
n'ai jamais vu Muslim ibn Yassar se retourner dans sa prière. Un
jour, une partie de la mosquée s'est écroulée. Les gens présents furent
effrayés, il était dans la mosquée ce jour-là mais il ne s'est pas
retourné. Par ailleurs, lorsqu'il entrait chez lui, les gens de sa maison
se muraient dans le silence et lorsqu'il se levait pour la prière, ils se
mettaient à bavarder et à rire ».3 Pour sa part,
lorsqu'il accomplissait les ablutions mineures, le visage de 'Alî ibn
al-Hasan - رضى الله
عنهما - devenait blême. On lui a demandé :
« Que t'arrive-t-il lorsque tu fais tes ablutions mineures ? ».
Il a répondu : « Savez-vous devant qui je me mets
debout ? »4 Envoyer cet article |
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Le livre de la purification et de ses secrets,
et de la prière et
de tout ce qui s'y rapporte.
Sache que la purification (at-tahâra) comporte
quatre degrés :
Le premier : il consiste à purifier l'extérieur des souillures,
des déchets du corps et des cas de rupture de la pureté.
Le deuxième : il consiste à purifier les membres des péchés et
des fautes.
Le troisième : il consiste à purifier le cœur des mauvais
caractères et des vices méprisables.
Le quatrième : il consiste à purifier le secret intime (as-sirr)
de tout ce qui n'est pas Allah
- تعال -.
Ce dernier degré constitue le but extrême. Ainsi celui qui possède un
puissant discernement aspire à cette finalité. Quant à celui dont le
discernement intérieur est frappé de cécité, il ne saisit des degrés de
la purification que le premier. Tu le vois passer le meilleur de son temps
à exagérer le lavage après avoir été à la selle et au nettoyage des
habits, croyant, du fait de l'emprise de l'obsession et de l'ignorance, que
la purification exigée se limite à cela et ignorant les comportements des
anciens qui passaient leur vie dans la purification des cœurs (tat-hîr
al-qulûb) et qui se montraient moins exigeants pour ce qui étaient de
l'extérieur. Ainsi on rapporte que 'Umar ibn al-Khattâb -
رضى الله عنه - a
fait ses ablutions mineures avec l'eau d'une jarre chrétienne. De même les
Anciens n'insistaient pas trop pour ce qui est du lavage des mains, ils
priaient à même le sol, marchaient pieds nus et se contentaient des petits
cailloux pour l’istijmâr (le fait d'essuyer les parties intimes). Envoyer cet article |
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