Passer au contenu

Le Minaret

Résolution 800x600 Résolution 1024x768 Augmenter la taille des caractères Diminuer la taille des caractères Taille des caractères par défaut Bleu color Noir color Cyan color Vert color Rouge color
Accueil arrow Pratiques de l'islam arrow Les 5 piliers arrow Le dhikr à haute voix et à basse voix
Le dhikr à haute voix et à basse voix Convertir en PDF Version imprimable
Appréciation des utilisateurs: / 3
FaibleMeilleur 

Le dhikr à haute voix et à basse voix

L'invocation de Dieu est instituée aussi bien d'une manière silencieuse qu'à haute voix. Le Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix- a incité les croyants à accomplir le dhikr sous les deux formes. Cependant, les savants musulmans ont porté leur préférence sur le dhikr à haute voix, s'il est dépourvu d'ostentation, et dans la mesure où l'invocateur ne dérange pas ceux qui prient, lisent le Coran ou dorment (près de lui), et à cet effet, ils s'appuient sur certains hadîths :


1 - Selon Abû Hurayra, le Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - a dit : " Dieu dit :
" Moi, Je suis selon l'opinion que Mon serviteur se fait de Moi et Je suis avec lui quand il Me mentionne.
S'il Me mentionne en lui-même, Je le mentionne en Moi-Même.
S'il Me mentionne dans une assemblée, Je le mentionne dans une assemblée meilleure que la sienne. " Ainsi celui qui mentionne Dieu dans une assemblée ne peut le faire qu'à haute voix.


2 - D'après Zayd Ibn Aslam qui a rapporté ce témoignage d'Ibn al-Arda' : " Je suis sorti une nuit avec l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix -. Nous sommes passés devant un homme à la mosquée qui invoquait Dieu d'une voix élevée. Je lui ai dit :
- " Ô Envoyé de Dieu ! Est-il possible que cet homme soit un hypocrite (vantard) ? "
- " Non, mais il est un gémissant " awwâh. " "


3 - Ibn 'Abbâs a dit : " Elever la voix dans le dhikr, dès le départ des gens après la prière prescrite, était courant à l'époque du Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix -. Et c'est en entendant la voix des invocateurs, que je savais que les gens étaient partis de la Mosquée. "


4 - Selon as-Sâyib, l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - a dit : " Gabriel m'est apparu et m'a dit : " Ordonne à tes Compagnons d'élever leur voix lors du takbîr. " "


5 - Shaddâd Ibn Aws a dit : " Nous étions auprès de l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - quand il nous dit : " Levez vos bras et dites : " il n'y a de dieu que Dieu. " Ce que nous avons fait, puis le Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - a dit : " Seigneur ! Tu m'as envoyé avec cette parole et Tu me l'as ordonnée. Tu m'as promis, pour elle (pour cela) le Paradis. Tu ne faillis jamais à Ta promesse. " Il dit ensuite : " Apprenez cette bonne nouvelle : Dieu vous a pardonné. " "


Il existe beaucoup d'autres hadîths. Le grand savant Jalâl ad-Dîn as-Suyûtî en a réuni vingt-cinq dans un opuscule intitulé : " Natîjatu l-fikr fî l-jahr fî adh-dhikr " (Le produit de la pensée concernant l'élévation de la voix pendant le dhikr). Il a dit dans sa présentation :
" Louange à Dieu et que Sa paix soit sur Ses serviteurs qu'Il a choisis. Tu m'as interrogé sur ce que les soufis avaient pour habitude de faire lorsqu'ils se réunissaient en cercle dans les Mosquées pour invoquer Dieu à haute voix. Tu m'as demandé si élever la voix en tahlil est déconseillé (makrouh) ou non ? "
La réponse est celle-ci : " Il n'y a rien de déconseillé dans tout cela. Il y a des hadîths qui recommandent d'élever la voix dans le dhikr. Il en existe d'autres qui recommandent de s'y adonner en silence. Passer de l'un à l'autre dépend des situations où l'on se trouve et des personnes qui s'en acquittent. Je te donne ci-joint les détails à ce sujet. "
Ensuite, il énuméra les hadîths qui attestent l'un et l'autre procédé, puis il a écrit :
" Si tu réfléchis à ce qui nous est parvenu en matière de hadîths, tu sauras que dans leur ensemble, il n'y a absolument rien de détestable à invoquer Dieu à haute voix. Bien au contraire, certains d'entre eux le recommandent, soit clairement soit par déduction. "
Quant à ceux qui déconseillent le dhikr à haute voix en s'appuyant sur le hadîth qui dit (le meilleur dhikr est celui qui s'effectue discrètement), ils procèdent dans le cas de la récitation du Coran à haute voix, car il y a un hadîth qui dit (Celui qui lit discrètement le Coran est comme celui qui fait l'aumône discrètement). "


L'imam An-Nawâwî a concilié les deux en disant : " la discrétion est préférable par crainte de la duplicité, ou la gène qui pourrait être occasionnée à ceux qui prient ou dorment. Par contre, le dhikr de Dieu à haute voix est meilleur en dehors de ces circonstances car il produit plus d'effet sur les invocateurs et, de plus, fait profiter ceux qui l'entendent. En outre, cette méthode garde en éveil le lecteur. Celui-ci concentre sa pensée sur le dhikr et tend l'oreille pour en saisir le sens. De plus, le dhikr chasse le sommeil et accroît le dynamisme. Certains savants ont dit : " La lecture du Coran à voix haute est recommandée dans certains cas, et la lecture discrète dans d'autres, c'est que le lecteur discret peut se lasser et la récitation à haute voix le réconfortera, et celui qui lit le Coran à haute voix peut se fatiguer et la lecture à basse voix le reposera. "
C'est ainsi que les deux procédés se concilient.

  • 1- Si tu dis : " Mais Dieu a dit : " Invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix... " (Coran, 7/205), la réponse à ce verset se présente sous trois aspects :

Le premier : C'est un verset révélé à La Mecque comme celui du voyage nocturne : " Dans la prière, ne récite pas à haute voix ; et ne l'y abaisse pas trop, mais cherche le juste milieu entre les deux. " (Coran, 17/110) Il a été révélé au moment où le Prophète - Que Dieu lui accorde la Grâce et la Paix- récitait le Coran à voix haute au point qu'en l'entendant, les associateurs injuriaient la Parole divine et celui qui la révélait. C'est pourquoi Dieu ordonna de baisser la voix afin d'éliminer tout prétexte qui justifierait ces insultes. C'est d'ailleurs dans le même ordre d'idées que Dieu a interdit de calomnier les idoles : " N'injuriez pas ceux qu'ils invoquent, en dehors d'Allâh, car par agressivité, ils injurieraient Allâh dans leur ignorance. " (Coran, 6/109) Dans son commentaire du Coran, Ibn Kathîr fait référence au sens à donner à ce verset.
Le deuxième : Un groupe de commentateurs du Coran, parmi lesquels 'Abd ar-Rahmân Ibn Zayd Ibn Aslam, le maître de l'imam Mâlik et Ibn Jarîr, ont compris de ce verset qu'il s'agit du lecteur du Coran. Dieu lui présente le dhikr (par la récitation du Coran) à voix basse dans le dessein de magnifier le Livre de Dieu et ainsi de mieux saisir la portée de sa signification, et cette interprétation est renforcée par l'attache que ce verset a avec le suivant : " Quand on récite le Coran, prêtez-lui l'oreille attentivement et observez le silence, afin que vous obteniez la miséricorde (d'Allâh). " (Coran, 7/204)
Je dis, qu'en recevant l'ordre de baisser le ton lors du dhikr et surtout pendant l'écoute du Coran, c'est par crainte que l'auditeur ne se détourne quelque peu du dhikr ; aussi on le met en garde que si le silence est imposé à la langue, il ne faut pas oublier que le dhikr dans le cœur demeure une obligation pour qu'il ne reste pas indifférent au Rappel de Dieu. C'est pourquoi, le verset se conclut ainsi : " Ne sois pas au nombre des insouciants. "
Le troisième : Les soufis disent que ce verset concerne en particulier le Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - qui est parfait. Quant aux autres, il est à noter que le dhikr silencieux peut être altéré par les suggestions de Satan et des pensées pernicieuses. Aussi, il est ordonné d'élever le ton car c'est là un moyen de repousser ses effets négatifs.
Je dis : Ceci est attesté par le hadîth rapporté par al-Barrâz d'après Mu'âdh Ibn Jabal selon lequel l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - a dit : " Que celui qui prie la nuit, élève la voix en récitant le Coran, car les anges s'aident de sa prière pour prier et écoutent sa lecture. Les djinns croyants, installés dans l'espace, et ses voisins qui l'environnent, eux aussi prient pour (avec/ par) sa prière et écoutent sa récitation. Grâce au ton élevé de sa lecture, il chasse de sa maison, et de celles qui l'entourent, les pervers parmi les djinns et les démons. "

  • 2- Si tu dis : " Mais Dieu a dit : " Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement et avec discrétion. Certes, Il n'aime pas les transgresseurs. " (Coran, 7/55), certains commentateurs identifient la transgression par le dou'a' à haute voix.
    La réponse se présente sous deux aspects :

Le premier : L'explication la plus plausible, est qu'il s'agit d'une interprétation qui outrepasse ce qui a été ordonné, ou c'est une prétention qui n'a pas de fondement dans la sharî'a. Ceci est attesté par ce qui a été rapporté par Ibn Mâja et al-Hâkim d'après Abû Na'âma : " 'Abd Allâh Ibn Maghfal a entendu son fils dire : " Seigneur ! Je te demande le palais blanc qui se trouve à droite du Paradis. " Le père dit alors : " J'ai entendu l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - dire : " Il y aura dans cette Communauté des gens qui, par leurs invocations, s'érigent en provocateurs (agresseurs). " " Telle est l'explication de ce verset par un Compagnon et celui-ci sait mieux de quoi il parle.
Le deuxième : L'appréciation la plus saine à faire est que ce verset s'adresse à ceux qui demandent à Dieu d'exaucer leurs vœux (dou'a') et non pas au dhikr lui-même. En effet, dans le dou'a', il est préférable de se montrer discret car, par ce biais, on est plus sûr de recevoir une réponse. C'est pourquoi, Dieu dit : " Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète. " (Coran, 19/3) C'est de là que vient la préférence d'énoncer doucement al-isti'âdha au moment de la prière parce qu'elle est considérée comme un dou'â'.


Si tu dis : Il a été rapporté de la part d'Ibn Mas'ûd que celui-ci a vu, dans la mosquée, des gens dire à voix haute : " Il n'y a de dieu que Dieu. " Il leur a dit : " Je ne vois en vous que des innovateurs " et il les a chassés de la mosquée.
Je réponds : Cette tradition d'Ibn Mas'ûd a besoin d'être étayée, en s'appuyant sur les imâms qui l'ont enregistrée dans leurs livres. S'il est possible d'établir son authenticité, il s'ensuit qu'elle contredit de nombreux hadîths solidement établis. Dès lors, je saisis l'opportunité de démentir le récit attribué à Ibn Mas'ûd. En effet, l'imâm Ahmad Ibn Hanbal a dit dans son livre intitulé " l'ascétisme " : " Husayn Ibn Mohammad, selon al-Mas'ûdî qui le tient de 'amir Ibn Shaqîq lequel l'a entendu d'abi Wa'il, ce qui suit : " Ceux qui prétendent que 'Abd Allâh interdisait le dhikr avancent un fait faux. Je ne me suis jamais réuni avec Ibn Mas'ûd sans entendre celui-ci invoquer Dieu. "


Dans ce même ouvrage sur l'ascétisme, Ahmad a aussi cité Thâbit al-Bannâï en disant : " Les gens du dhikr se rassemblent pour se rappeler de Dieu, alors qu'ils portent des montagnes de péchés, cependant ils quittent l'assemblé du dhikr exemptés de tous ces péchés. "
Le grand savant, le chaykh Mahmûd al-Alûsî a dit, dans son commentaire de ce verset : " Et si tu élèves la voix, Il connaît, certes, les secrets, même les plus cachés. " (Coran, 20/7), que le recours à un ton élevé est interdit aussi bien dans le dou'â' que dans le dhikr ; à la suite de cette parole de Dieu : " Invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix... " (Coran, 7/205).


Tu sais, que le dhikr et le dou'â' sont déconseillés à haute voix, mais cela ne doit pas être pris dans un sens absolu. L'imam an-Nawâwî a dit dans ses fatawâs : " Le ton élevé dans le dhikr là où il ne cause aucun dommage est légal et recommandé. Mieux encore, il est meilleur que le dhikr secret pour l'école shâfi'ite. Cette appréciation est également partagée par l'école de l'imâm Ahmad. Elle l'est aussi d'après deux versions rapportées sur l'imam Mâlik par al-Hâfiz ibn Hajr dans son ouvrage " Fath al-Bârî. "


C'est ce qu'en pense al-Qâdîkhân dans ses fatâwas relatives aux différentes manières de réciter le Coran. Dans le chapitre de la toilette mortuaire, il dit : " Il est détestable d'élever la voix dans le dhikr. " Mais il est évident qu'il s'agit de celui qui suit un convoi funèbre. C'est d'ailleurs le point de vue de l'école shâfi'ite, sans qu'il soit pour autant absolu. "


Al-Alûsî a dit aussi : " Certains grands savants ont expliqué le ton élevé, en parlant d'un ton exagérément élevé plus que ce qu'exige la nécessité. Ainsi, selon le besoin, le ton doit être modéré. Or, en cas de nécessité, la voix haute entre dans le cadre des prescriptions impératives. Plus de vingt hadîths authentifient le fait que l'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - éleva la voix dans le dhikr en plusieurs occasions. " Cela est aussi authentifié par Abû az-Zubayr. Celui-ci a entendu 'Abd Allâh Ibn az-Zubayr dire : " Le Prophète - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - après les salutations de la fin de sa prière disait avec sa haute voix : " Il n'y a de dieu que Dieu, unique et sans associé, à Lui appartient le Royaume et à Lui appartient la louange ; Il est en toute chose Omnipotent. Il n'y a de force ni de puissance que par Dieu. Nous n'adorons que Lui. A Lui tous les bienfaits et à Lui tous les mérites. " "


A ce sujet, poursuit al-Alûsî, Ibrâhim al-Kawrânî, dans son étude de la question, possède deux écrits magistraux dont le premier est consacré au " dhikr à haute voix " et le second intitulé " L'embellissement de l'homme pieux, qui revient repentant vers Dieu, par les vertus du rappel de Dieu " consacré aux vertus du dhikr et ses effets.


La prééminence du dhikr à haute voix


Le savant at-Tahtâwî a dit, en marge des " Marâqî al-falâh " : " Il y a divergence à ce sujet
Est-ce que la discrétion dans le dhikr est préférable ? La réponse est oui, parce que de nombreux hadîths l'attestent parmi lesquels celui-ci qui dit : " Le meilleur des dhikr est le discret et la meilleure subsistance est celle qui suffit. " C'est parce que l'œuvre discrète est plus profonde sur le plan de la sincérité et plus proche de la réponse de Dieu.
D'autres disent : Au contraire, c'est le dhikr à haute voix qui est préférable. De nombreux hadîths le justifient parmi lesquels celui d'Ibn az-Zubayr qui a dit : " L'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix -, après le taslîm final de la prière, disait d'une voix élevée : "Il n'y a de dieu que Dieu Unique et sans associé, à Lui appartient le Royaume, à Lui appartient la louange ; Il est, en toute chose, Omnipotent ; il n'y a de force ni de puissance que par Dieu. "
L'Envoyé de Dieu - que Dieu lui accorde la grâce et la paix - ordonnait à celui qui récitait le Coran dans la mosquée, d'élever la voix afin que l'on entende sa lecture. De son côté, Ibn Omar demandait qu'on lui lise le Coran à voix élevée pour faire entendre tous ceux qui l'entouraient. Ceci, parce que ce procédé est plus efficient et dispose mieux à la réflexion. Il est d'autant plus utile qu'il réveille le cœur des insouciants. "
En fait, l'un et l'autre procédés dépendent des personnes concernées et de leurs états d'âme. Ainsi, pour celui qui craint de se laisser aller à la duplicité ou de porter préjudice à quelqu'un, le dhikr silencieux est plus judicieux. Dans le cas contraire, la préférence est accordée au dhikr à haute voix. "
At-Tahtâwî a dit aussi dans les " Fatâwâi " : " Le dhikr à haute voix dans les mosquées ne peut être interdit, de peur de tomber parmi les injustes dont le verset parle : " Qui est plus injuste que celui qui empêche que dans les mosquées d'Allâh, on mentionne Son Nom... " (Coran, 2/114)
Ash-Sha'rânî a dit à propos du dhikr de l'invocateur et de l'action de grâce de la personne reconnaissante : " Les savants, anciens et contemporains, sont unanimes à recommander d'invoquer Dieu en groupe dans les mosquées et en d'autres lieux, à condition que leurs voix ne troublent pas celui qui dort, accomplit sa prière ou lit le Coran, comme cela est indiqué dans les livres de fiqh. "
En marge de ses gloses (hashya) célèbres, Ibn Abidayn a dit :
" Dans le livre " al fatawi al khairya " au chapitre relatif à ce qui est à conseiller ou à déconseiller dans le dhikr, l'auteur rappelle qu'il y a dans la tradition des hadîths qui nous incitent au dhikr à haute voix tel ce hadith quodsi où Dieu dit : " S'il Me mentionne dans une assemblée, Je le mentionnerai dans une assemblée meilleure que la sienne " (Cité par Bukhârî et Muslim). En même temps, il y a des hadîths qui recommandent de faire le dhikr en silence. En fait, comme il a été indiqué plus haut, tout dépend des personnes et des situations où elles se trouvent. Il est donc possible de passer d'un procédé à un autre.
C'est dire que cette affirmation ne contredit en rien ce hadîth : " Le meilleur dhikr est le dhikr discret ", du moment que l'on craint de tomber dans la duplicité ou de porter tort à celui qui prie ou dort.
En dehors de ces exceptions, les savants ont dit : " Le dhikr à haute voix est préférable car il est plus efficient, profite à ceux qui l'entendent et réveille le cœur de l'invocateur. Celui-ci concentre sa pensée sur ce qu'il dit, astreint son oreille à écouter, chasse son sommeil et ajoute à son dynamisme. "
La même idée se retrouve chez al-Hamawî qui rapporte d'après l'imâm ash-Sha'rânî : " Les savants, anciens et contemporains, sont unanimes à recommander le dhikr en groupe dans les mosquées ou dans d'autres lieux, à condition de ne pas troubler par leurs voix celui qui dort, prie ou récite le Coran. "

Cheikh Abdel-Kader Aïssa

Le vertus du Dhikr

Envoyer cet article

 
< Précédent   Suivant >

[ Top ]

Tout Afficher Tout Masquer Afficher/Masquer les modules

Hadiths Aleatoires

Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Jamais aumône n'a rien diminué d'une richesse. Quand l'homme pardonne, Dieu ne lui ajoute à cause de cela que considération et puissance. Chaque fois que quelqu'un se montre modeste par amour pour Dieu (non par crainte ou veulerie), Dieu ne fait que l'élever davantage». (Rapporté par Moslem)
Librairie Musulmane

Ecouter Radio ZamZam

Ecouter Radio ZamZam

Identification

Restez informer de tous les nouveaux articles ajoutés





Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Qui est en ligne

Membres: 378
Publications: 128
Liens: 11