Pratiques de l'islam
Les 5 piliers
Zakât - L'aumône
La purification et ses secrets | La purification et ses secrets |
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Le livre de la purification et de ses secrets, et de la prière et de tout ce qui s'y rapporte. Sache que la purification (at-tahâra) comporte quatre degrés : Le premier : il consiste à purifier l'extérieur des souillures, des déchets du corps et des cas de rupture de la pureté. Le deuxième : il consiste à purifier les membres des péchés et des fautes. Le troisième : il consiste à purifier le cœur des mauvais caractères et des vices méprisables. Le quatrième : il consiste à purifier le secret intime (as-sirr) de tout ce qui n'est pas Allah - تعال -. Ce dernier degré constitue le but extrême. Ainsi celui qui possède un puissant discernement aspire à cette finalité. Quant à celui dont le discernement intérieur est frappé de cécité, il ne saisit des degrés de la purification que le premier. Tu le vois passer le meilleur de son temps à exagérer le lavage après avoir été à la selle et au nettoyage des habits, croyant, du fait de l'emprise de l'obsession et de l'ignorance, que la purification exigée se limite à cela et ignorant les comportements des anciens qui passaient leur vie dans la purification des cœurs (tat-hîr al-qulûb) et qui se montraient moins exigeants pour ce qui étaient de l'extérieur. Ainsi on rapporte que 'Umar ibn al-Khattâb - رضى الله عنه - a fait ses ablutions mineures avec l'eau d'une jarre chrétienne. De même les Anciens n'insistaient pas trop pour ce qui est du lavage des mains, ils priaient à même le sol, marchaient pieds nus et se contentaient des petits cailloux pour l’istijmâr (le fait d'essuyer les parties intimes). Finalement, l'affaire a abouti à des gens qui appellent l'idiotie de la
propreté. Ils passent leur temps à orner leurs extérieurs tandis que
leurs intérieurs sont des ruines remplies des vices de l'orgueil (al-kibr),
de la fatuité (al-'ujb), de l'ignorance (al-jahl), de la
duplicité (ar-riyâ) et de l'hypocrisie (an-nifâq). S'ils
avaient vu un fidèle se contenter de petits cailloux pour istijmâr,
marcher pieds nus, ou prier à même le sol ou faire ses ablutions mineures
dans un petit récipient, ils le fustigeraient, lui appliqueraient le
sobriquet d'homme sale et répugneraient à manger avec lui. Cela dit, pour connaître les questions se rapportant aux souillures et aux cas de rupture de l'état de pureté, on peut se référer aux ouvrages de fiqh, car notre propos dans ce livre vise surtout les règles de convenance. S'agissant de l'enlèvement des déchets, ils sont de deux sortes. - Le premier : il s'agit des saletés à enlever comme celles qui
s'accumulent dans les cheveux. Il est recommandé (yastahibu) de les
nettoyer en les lavant, en les coiffant et en les parfumant. Il convient également
de nettoyer les saletés qui s'accumulent à l'intérieur du nez et des
oreilles. Il est recommandé aussi d'utiliser le siwâk et de se
rincer la bouche pour enlever les saletés qui s'accumulent sur les dents
ainsi que celles qui se trouvent dans les plis des doigts et sur tout le
corps du fait de la transpiration et de la poussière. Tout ceci s'enlève
par le lavage avec de l'eau. Pour ce faire, il n'y a pas de mal à aller au Hammam
car c'est le meilleur moyen pour enlever les saletés. D'autant plus qu'un
certain nombre de compagnons du Prophète - صلى
الله عليه
وآله وسلم - y sont allés. - Le deuxième : il s'agit de parties dont on se débarrasse comme la coupure des moustaches, l'épilation des aisselles, le rasage du pubis et la coupure des ongles. Il est répréhensible (yakrahu) d'enlever les cheveux blancs et il est recommandé (yastahibu) de les teindre.
Revivification de la spiritualité musulmane |
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