Pratiques de l'islam
Les 5 piliers
Salât - La prière
Les heures de la prière | Les heures de la prière |
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Les heures de la prière Tahar Gaïd La prière en islam, devoir central de la religion
«Certes,
la prière, pour les croyants, s’inscrit à des heures fixes.» (Coran, 4/103)
Le
culte, d’une manière générale, et la prière, d’une façon particulière,
se destinent exclusivement au Créateur. C’est sur Lui que repose la confiance
absolue du croyant. Celui-ci n’œuvre que pour Lui et n’espère en rien
d’autre qu’en Lui. Il est Celui qui lui procure sa subsistance et repousse
le mal qui l’assaille d’où qu’il vienne.
Le
Coran se réfère aux heures des prières dans les sourates suivantes:
La
Sunna définit d’une manière précise le début et la fin des cinq moments de
la prière canonique de la journée. La conformité aux heures indiquées revêt
une grande importance. A cette effet, Ibn Mas’ûd a dit: “J’ai demandé au
Prophète r quel était l’acte le plus méritoire au regard de Dieu”. Il répondit:”La
prière faite au moment prescrit”. Abû
Hurayra rapporte qu’il entendit l’Envoyé de Dieu dire: “Supposez qu’une
rivière passe devant la porte de l’un d’entre vous et que celui-ci s’y
lave cinq fois par jour. Pensez-vous qu’après cela, il lui resterait la
moindre crasse ?” - Non assurément, répondirent-ils. “Eh bien, dit-il, il
en est de même des cinq prières, c’est par elles que Dieu efface les péchés”. A.
La durée du temps des prières Jâbir
Ibn ‘Abd Allâh rappelle que Gabriel - Que la paix soit sur lui -se présenta
au Prophète r et lui demanda de s’apprêter
à s’acquitter de ses cinq prières selon les indications qu’il lui
fournirait au fur et à mesure qu’arriverait le moment correspondant à
chacune d’elles. En une autre occasion, le même Jâbir a dit: “Le
Prophète r s’acquittait de la prière de
midi à l’heure de la canicule et celle de l’après-midi à un moment où le
soleil pointait loin à l’horizon. Quant à celle du coucher du soleil, il
l’effectuait quand cet astre disparaissait. Mais pour la prière du soir, il
la faisait indifféremment à tel ou tel autre moment. Ainsi, s’il voyait tous
les orants réunis, il se dépêchait de l’accomplir. Mais s’il
s’apercevait qu’ils tardaient à se rassembler, il la retardait. Le matin,
les orants - ou le Prophète r - priaient vers la fin de la nuit.”
1. La prière de l’aurore et du matin (Al-fajr et aç-çubh) L’heure
de la prière du matin commence au moment où la lueur blanchâtre de l’aurore
fend les ténèbres et se dessine horizontalement à l’horizon. La fin en est
marquée par la clarté que répand l’apparition de l’extrémité du disque
solaire. Entre ces deux instants, un court intervalle s’écoule. Aussi est-il
plus méritoire d’effectuer sa prière du matin dès le début du temps
prescrit. Anas
Ibn Mâlik rapporta que le Prophète r et Zayd
Ibn Thâbit prirent ensemble le repas de l’aube (le aç-çuhr durant le
ramadan). Ils se levèrent après pour faire la prière. Qutâda interrogea Anas
sur le temps qui s’écoula entre la fin du repas et le début de la prière.
Anas donna cette réponse: “L’équivalent de la récitation par un homme de
cinquante versets du Coran”. ‘Aïsha
a dit: “Les femmes croyantes, enveloppées de leur manteau, participaient avec
l’Envoyé de Dieu à la prière de l’aurore. A la fin de l’office, elles
regagnaient leurs appartements sans que personne ne pût les reconnaître à
cause des ténèbres de la nuit”.
2. La prière du milieu du jour (dhuhr) L’heure
de la prière du milieu du jour débute au moment où le soleil entame son déclin
vers l’horizon et où l’ombre commence à prendre de l’extension. ‘Aïsha
signala que: “Le
Prophète r faisait la prière du milieu du
jour alors que la lumière du soleil emplissait ma chambre et que l’ombre ne
l’avait pas encore pénétrée”. Cet
espace de temps prend fin lorsque l’ombre de chaque objet devient égale à
lui-même. Il est néanmoins fortement recommandé de faire la prière dès le début
de la période indiquée. Cependant,
pendant les fortes chaleurs, il est préférable d’attendre que la température
se rafraîchisse, selon ce dire de l’Envoyé de Dieu: “Faites la prière à
la fraîcheur, car l’intensité de la chaleur fait partie du feu de
l’Enfer”.
3. La prière de l’après-midi (al-‘açr) La
prière de l’après-midi commence à la fin du temps prescrit pour la prière
du milieu du jour et finit lorsque l’ombre des objets devient deux fois plus
grande qu’eux-mêmes. Pour plus de clarté, l’imâm Anas Ibn Mâlik précise
que le temps imparti à cette prière s’étend jusqu’à ce que la lumière
du soleil pâlisse. “L’Envoyé
de Dieu, dit-il, faisait sa prière de l’après midi alors que le soleil
atteignait, tout éclatant, le haut de l’horizon. L’un de nous pouvait se
rendre jusqu’à à Al-’Awâli et y arrivait pendant que le soleil demeurait
encore au-dessus de l’horizon. Or la distance de Al-’Awâli à Médine est
environ de quatre milles”. Il
est détestable de s’acquitter de la prière de l’après-midi au moment où
le soleil pâlit. “C’est la prière de l’hypocrite qui, scrutant le
soleil, attend qu’il se place entre les deux cornes de Satan. A ce moment, il
se lève pour l’effectuer et, ne faisant en fait que becqueter quatre fois, il
n’évoque Dieu qu’un tout petit peu”, a dit le Prophète r. Si
pour l’imâm Mâlik, la prière médiane (as-çalât al-wustâ) est celle du
matin, la plupart des ‘ulama appliquent cette appellation à la prière de
l’après-midi selon cette parole de l’Envoyé de Dieu: “Préservez les prières
et la prière médiane”. Selon Ibn Mas‘ûd, le Prophète r
apporta cette précision: “La prière médiane, c’est la prière de l’après-midi”. Cette
prière doit son nom au fait qu’elle se situe entre les deux prières de la
nuit (al-maghrib et al-‘ishâ’) et les deux prières du jour (aç-çubh et
adh-dhuhr). Elle revêt une très grande importance selon ces citations attribuées
à l’Envoyé de Dieu: “Quiconque
laisse passer volontairement l’heure de la prière de l’après-midi, sans la
faire, c’est comme s’il avait perdu sa famille et ses biens”. Burayda a
dit: Commencez tôt la prière de l’après-midi car le Prophète r
a dit: “Celui qui renonce à accomplir la prière de l’après-midi, en son
temps, perdra le produit de ses oeuvres”. Cependant,
des circonstances exceptionnelles peuvent survenir et astreindre l’orant à la
retarder pour des raisons indépendantes de sa volonté. C’est ce qui ressort
de cet événement: Jâbir Ibn ‘Abd Allâh rapporte que ‘Umar Ibn al-Khattâb
arriva le jour du Fossé, après le coucher du soleil, et se mit à injurier les
impies de Quraysh. “Ô Envoyé de Dieu, dit-il ensuite, je n’ai pu
m’acquitter de la prière de l’après-midi qu’au moment où le soleil était
sur le point de se coucher”. Le
Prophète r lui avoua: “Par Dieu ! moi-même,
je ne l’ai pas faite du tout”. Alors nous sommes allés à Buthân. Là le
Prophète r fit ses ablutions et nous fîmes
de même. Ce fut ainsi qu’il fit la prière de l’après-midi après le
coucher du soleil et entama ensuite celle du maghreb”.
4. La prière du coucher du soleil (al-maghreb) Le
temps de cette prière commence au moment où le disque solaire disparaît complètement
de l’horizon. Une lueur rougeâtre, appelée ash-shafaq, subsiste un court
instant. Selon
Abû Hanifa, c’est la blancheur qui se maintient quelque peu après la rougeur
avant que l’horizon ne noircisse totalement. “La noirceur de l’horizon, a
dit le Prophète r, signale la fin du délai
prescrit au Maghreb”. Entre les deux points de repères, une dizaine de
minutes seulement s’écoule. D’après
le rite mâlikite, l’espace du Maghrib est égal au temps nécessaire à faire
ses ablutions, recouvrir ses parties intimes et effectuer quatre prosternations.
Le
moment de cette prière, étant relativement court, il s’ensuit qu’il est
plus opportun de s’en acquitter le plutôt possible dès lors qu’on ne peut
pas envisager de la différer à une autre heure. Salama
a dit: “Nous faisions en compagnie du Prophète r
la prière du coucher du soleil lorsque celui-ci se voilait aux regards”. De
son côté, Râfi‘ Ibn Khadîjin: “Nous faisions la prière du coucher du
soleil en compagnie du Prophète r. En
quittant le lieu, il a été possible à l’un d’entre nous d’apercevoir
l’endroit où était tombée sa flèche”.
5. La prière du soir (al-’ishâ’) La
prière du soir, appelée également ‘atama, commence au moment où disparaît
la lueur rouge que les derniers rayons du soleil projettent. Son temps se
prolonge jusqu’à la fin du premier tiers ou de la moitié de la nuit, selon
ce hadîth rapporté par Abu Hurayra: “Si
ce n’était la gêne qui s’imposerait à ma communauté, je lui aurais
ordonné de retarder la prière du soir jusqu’à la fin ou à la moitié de la
nuit”. Abû
Mûsa a dit: “Le Prophète r, ayant été
occupé par certaines affaires, retarda la prière du soir jusqu’au milieu de
la nuit. A son retour, il fit la prière avec nous. A la fin de l’office, il
s’adressa à l’assistance: “Ne vous pressez pas et réjouissez-vous: Dieu
vous comble de Sa grâce du fait que personne au monde, en dehors de vous, n’a
fait la prière à cette heure tardive”. D’après
Abû Barza, l’Envoyé de Dieu réprouvait que l’on dormît avant la prière
du soir et qu’on causât une fois terminée. “Le
Prophète r aimait à retarder l’heure de la
prière du soir. Il blâmait ceux qui dormaient avant cette prière et ceux qui
s’entretiennent après elle”. Cette réprobation concerne plutôt le
bavardage sur des sujets sans importance. La
prière du soir est suivie par deux rak‘â appelée ash-shaf‘ et une autre désignée
par al-witr. Celles-ci doivent être accomplies avant l’apparition de
l’aurore. B.
Remarques
1. Des prières surérogatoires: Aïsha
a dit: “Il y avait deux rak’a que l’Envoyé de Dieu n’abandonnait
jamais: il les accomplissait soit discrètement, soit en public: celles avant la
prière du matin et celles après la prière de l’après-midi”.
2. L’ommission d’une prière: Anas
Ibn Mâlik rapporte que le Prophète r a dit:
“Que celui qui a oublié d’accomplir une prière, la fasse quand elle lui
revient en mémoire. Il n’y a pas d’expiation dans ce cas”. Ibrâhim a
dit: “Celui qui oublie une seule prière et ne s’en souvient que vingt ans
après, il n’aura à faire que cette seule prière omise”.
3. Du retard enregistré lors de la prière collective: Quelle
est la procédure à suivre lorsque le croyant, arrivant à la mosquée,
s’aperçoit que l’imâm, suivi des orants, a entamé la prière ? Les
opinions des quatre écoles juridiques divergent à ce sujet; ils se départagent
en deux groupes. Les
hanafites et les hanbalites considèrent que l’orant accomplit son obligation
dans son intégralité dès le moment où il effectue ce qui est appelé
takbiratu-l-ihrâm, selon cette parole du Prophète r
rapportée par Abû Hurayra: “Si l’un de vous atteint une prosternation de
la prière de l’après-midi avant que le soleil ne se couche, ou une
prosternation de la prière du matin avant que le soleil ne se lève, sa prière
est achevée”, ou selon une autre version: “ qu’il achève sa prière”. L’autre
point de vue, qui semble plus juste, est celui des mâlikites et des shâfi’ites
: La prière se refait entièrement si l’orant arrive au moment où les autres
ont déjà accompli une rak‘a et deux prosternations. Partant de l’idée que
la rak‘a, composée d’une inclinaison (ruku‘) et de deux prosternations,
englobe la plupart des actes de la prière, il s’ensuit que la prière n’est
pas complète pour celui qui arrive à la fin de la rak‘a, d’où la nécessité
de la reprendre du début.
4. Avantages et désagréments Il
en résulte qu’obligation est faite aux croyants de s’acquitter de leurs prières
aux heures prescrites. Des hadiths mettent en évidence les avantages obtenus
par ceux qui s’y conforment et les désagréments encourus par ceux qui les négligent.
Jabîr
a rapporté ce qui suit : “Alors que nous nous trouvions la nuit auprès du
Prophète r, celui-ci regarda la lune et nous
dit: “Vous verrez votre Seigneur comme vous voyez cette lune. Vous vous
rapprocheriez davantage de cette vision si vous pouviez ne pas vous laisser détourner
de la prière d’avant le lever du soleil et de son coucher. Faites-les
donc”. Ensuite,
le Prophète r récita ce verset du Coran: «Exalte par la louange la
transcendance de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher».
(Coran, 50/39) Ismâ’îl
a dit à ce sujet: “Accomplissez-les et ne laissez point passer leur moment
respectif”. D’après
Abû Hurayra, l’Envoyé de Dieu a dit: “Des anges se succèdent auprès de
vous, les uns au cours de la nuit, et les autres le jour. Ils se réunissent
lors de la prière de l’aurore (al-fajr) et celle de l’après-midi. Ensuite
ceux qui ont veillé près de vous remonteront au ciel. Dieu, bien que
connaissant mieux qu’eux ce qui se passe, les interroge: -
Comment avez-vous laissé Mes adorateurs ?” -
Ils répondront: “Nous les avons quittés alors qu’ils priaient comme nous
les avions trouvés en pleine prière”. Abû
Hurayra a dit, selon le Prophète r, que,
“pour les hypocrites, les prières les plus accablantes étaient celles du
soir et de l’aurore”. Il ajouta: “Ah ! s’ils savaient de ce qu’il y a
dans la ‘atama et la prière de l’aurore”. C.
Les moments détestables pour la prière Il
a été déjà fait au passage allusion à certains moments détestables de
prier au cours de la journée. Revenons à présent en détail sur le sujet. La
Sunna ordonne de s’abstenir d’effectuer les prières légales et interdit
les prières surérogatoires à cinq moments de la journée. Trois de ces
interdictions figurent dans un hadîth et concernent à la fois la prière et
l’enterrement des morts. Les deux autres s’inscrivent dans un autre hadîth
et ne s’appliquent que pour la prière. Les
trois premiers sont cités dans le hadîth mentionné dans le musnad de Muslim.
Ibn ‘Âmir al-Jahrî a dit: “Il y a trois moments au cours desquels le Prophète
r nous a interdit de prier et d’enterrer nos
morts: lorsque les premiers rayons du soleil percent l’horizon jusqu’au
moment où cet astre s’élève et se montre dans tout son éclat; à l’heure
de midi jusqu’au moment où le soleil s’achemine vers le coucher; lorsque le
soleil s’incline définitivement vers le coucher”.
Ce
sont des périodes arrêtées par certains polythièstes pour prier. Les
deux autres se retrouvent dans un hadîth cité par Bukhârî et Muslim. Abû
Sa‘îd al-Khudry a dit: “J’ai entendu l’Envoyé de Dieu prononcer ces
mots: “Pas de prière, après celle du matin, jusqu’à ce que le soleil soit
bien apparent au-dessus de l’horizon. Pas de prière, après celle de l’après-midi,
jusqu’à ce que le soleil se couche complètement”. Il
en résulte que les cinq interdictions portent sur les cinq moments suivants:
Cependant,
des dérogations existent en cas de force majeure. Ainsi, d’après Umm Salama,
le Prophète r fit les deux rak‘a surérogatoires
après la prière de l’après-midi et s’en expliqua: “J’étais occupé
avec les gens de ‘Abd al-Qays, ce qui m’empêcha de m’en acquitter après
la prière de midi”. Ce
qui vient d’être énoncé ne s’apprécie pas de la même manière par les
quatre grandes écoles juridiques. En
effet, les hanbalites rendent illicite toute prière surérogatoire pendant les
cinq périodes citées ci-dessus. Les
mâlikites jettent l’anathème uniquement sur les trois premières et n’y
voient qu’un acte détestable au sujet des deux dernières. Les
hanafites qualifient d’actes détestables et prohibitifs les prières au cours
de ces cinq périodes. Pour
les shâfi‘ites, les trois premières périodes sont également détestables
et prohibitifs mais les deux autres relèvent d’actes détestables. D.
Autres moments détestables pour les prières surérogatoires
“Ma
communauté, a dit le Prophète r, vivra dans
le bien ou demeurera dans l’état de la prime nature tant qu’elle ne
retardera pas la prière du maghrib jusqu’au moment où les étoiles
s’entrelacent”. Par
contre, les hanbalites admettent l’exercice de la prière volontaire au cours
de la période indiquée ci-dessus car, disent-ils, les hadîths relatifs à ce
sujet ne se prononcent pas clairement dans le sens de son rejet. Les
shâfi’ites, pour leur part, recommandent (mustahab) ces deux prosternations
avant la prière du maghrib; ils voient en elles une sunna non impérative
(sunna ghayr muakkada). Les hanbalites abondent dans le même sens, tout en précisant
que si ces deux prosternations sont permises, elles ne relèvent pas pour autant
de la sunna. Ces
dernières écoles s’appuient sur ce dire de ‘Abd Allâh Ibn al-Mughaffal:
“Le Prophète r effectua deux prosternations
avant la prière du soir”. De son côté Anas a dit: “Au temps du Prophète r,
nous effectuions deux prosternations après le coucher du soleil et avant la prière
du soir”. En
fait, a dit ash-Shawkânî, les hadîths instituant la légalité de ces deux
prosternations ne doivent pas affecter la recommandation générale qui consiste
à ne point retarder la prière du maghrib.
Selon
Abû Hurayra, le Prophète r a dit: “
C’est commettre une faute si, le jour du vendredi, tu dis à ton voisin:
“Tais-toi!” alors que l’imâm prononce la khutba”. De
plus, chez les mâlikites, la prière surérogatoire n’est acceptée le
vendredi que si elle s’effectue après que les orants aient quitté la mosquée.
“Le
Prophète r ne faisait aucune prière avant la
prière légale de l’aïd. Lorsqu’il revenait à la maison (de la mosquée),
il accomplissait deux rak’ât volontaires”. Les
hanbalites ajoutent qu’il n’y a aucun inconvénient à s’acquitter de la
prière volontaire après avoir quitté l’oratoire (al-muçalla) emplacement,
en dehors de la mosquée, réservé à la prière. Cependant,
ce principe est nuancé: cette prière surérogatoire, selon les hanafites, est
détestable que ce soit pour l’imâm ou pour l’orant, et que ce soit dans
l’enceinte de la mosquée ou de l’oratoire. Il
n’en est pas de même chez les mâlikites pour lesquels l’accomplissement de
la prière surérogatoire est abhorrée dans l’oratoire et non pas dans la
mosquée.
Une
exception est faite pour la prière de l’aube si l’orant craint que, le
temps s’écoulant, d’être astreint à l’abandonner. Ceci en raison de la
forte insistance à l’accomplir d’autant plus que le Prophète r a dit:
“Les deux prosternations du fajr valent plus que le monde et ce qu’il
contient”. Cette
prière volontaire est abhorrée parce que l’orant doit s’adonner en premier
lieu à ce qui est canonique de son début jusqu’à la fin. Or, si l’orant
s’occupe du surérogatoire, il délaisse certains aspects complémentaires de
l’obligatoire A ce sujet, l’imâm Mâlik prend ses distances par rapport aux
autres écoles et dit: “Si l’orant ne craint pas l’après coup de la
prosternation, qu’il se prosterne alors en dehors de la mosquée”. |
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